La Casquette
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Retrouvez l'interview de David
dans la rubrique Profile-moi"
du Magazine Terhoma de Novembre/Décembre
David, que représente la pétanque pour toi et depuis combien de temps la pratiques-tu ?
Je pratique la pétanque depuis l’âge de 35 ans. Je me rends sur un terrain de boules avant tout pour me vider l’esprit et passer de bons moments avec des gens sympas. Même si parfois je participe à des concours, la pétanque loisir reste ma motivation première. Être sur un terrain de boules, c'est partager du plaisir, discuter, rigoler, jouer sans aucune prise de tête.

Depuis combien de temps présides-tu l’association ? Quelles étaient tes motivations et tes objectifs ? De quoi es-tu le plus fier aujourd’hui ?
Je suis le président de l'association depuis 2021. Lorsque j'ai accepté ce titre, je n'avais rien programmé parce que je n'avais tout simplement pas postulé. Ce sont nos adhérents qui m'ont plébiscité. J'ai accepté avec plaisir et fierté en restant toute fois dans l'humilité. Maintenant, je suis heureux de voir que notre équipe fonctionne bien et dans la bonne humeur. L'association accueil chaque année de nouveaux adhérents et de nouvelles adhérentes. Il règne aussi sur l'espace Bernard Chambas un bon esprit de camaraderie, c'est un point auquel je suis très attaché.
Si je dois être fier, je le suis de deux réalisés :
Sur ma demande, la mairie de Magny-les-Hameaux a accepté de rendre hommage au mari de Michelle et de donner son nom à notre espace de jeu.
Je suis également fier d'avoir reçu le 8 février 2024, au nom de tous les membres des amis de la pétanque et en présence de Bernard Houillon (Maire de Magny-les-Hameaux), des mains de Anne Bergantz, députée de la 2ème circonscription des Yvelines, la médaille de l'Assemblée Nationale pour avoir oeuvré pour le sport et avoir permis aux enfants et aux adultes de profiter pleinement d’activités sportives adaptées à leur handicap.
Peux-tu nous parler de toutes les charges qui t’incombent en ta qualité de président et que représentent-elles dans ton quotidien en temps, en énergie et en moyens à déployer ? As-tu une équipe autour de toi ? Si oui, comment s’articule cette équipe ?
De la représentation de l'association devant les institutions à la bonne gestion de l'association, en passant, par exemple, par la réfection et l'entretien du terrain ou encore l'accueil de visiteurs, mes charges sont assez variées et représentent en moyenne trois heures au quotidien. Bien évidemment, ce n'est pas aussi arithmétique tous les jours. L'organisation d'un concours, sa préparation et son déroulement dans les meilleurs conditions possibles réclament plus de temps. Fort heureusement pour moi, Michelle, la Vice-Présidente, les membres du bureau et de nombreux adhérents répondent présent pour me prêter main forte, dès que la situation le demande.
As-tu, pour le club, des souhaits ou des objectifs clairs pour cette fin d’année et pour 2026 ? Peux-tu nous en dire quelques mots ?
Oui ! J'aimerais beaucoup que le club franchissent la barre des 100 adhérents inscrits. Le terrain est public et, nous avons beaucoup de joueurs et joueuses qui ne sont pas des membres payants. Plus d'adhérents inscrits, c'est plus de moyens.
J'aimerais également beaucoup renouveller un rendez-vous handisport et faire de cette journée, une grande fête et une réussite. Pour cela, nous avons besoin de bénévoles pour accompagner chaque participant(e) et être capables d'accueillir le plus grand nombre. Ce rendez-vous est prévu pour le printemps 2026 mais nécessite, dès à présent, notre mobilisation.

Pour de nombreux observateurs, la pétanque est un loisir de retraité(e)s. Que pourrais-tu passer comme message à celles et ceux qui prétendent cela ? Quelles sont tes mots pour attirer vers la pétanque les différentes tranches d’âges qui pourraient venir grossir les rangs des adhérents des amis de la pétanque ? Quelles sont les valeurs que tu pourrais mettre en avant ? Enfin, à partir de quel âge, un enfant peut lâcher ses boules en plastique pour jouer avec les plus grands ?
Bien évidemment, nombreux sont les retraités qui pratiquent. Toutefois, les jeunes sont de plus en plus nombreux, tout comme les femmes. Si notre doyen à 82 ans et notre doyenne, 74 ans, nous comptons parmi nos adhérents, Clara, notre cadette de 12 ans et, pour ne citer que lui, Thomas, 22 ans. Lors du forum des associations du mois de septembre, cinq femmes sont venues grossir les rangs de nos adhérents. Pour ce qui concerne l'abandon des boules en plastique, je dirais 12 ans. Je crois qu'à cet âge on peut commencer, sans trop se fatiguer, à lancer des boules en acier.
Je crois que ce que chacun trouvera en foulant les pieds d'un boulodrôme, c'est un endroit sans classe sociale, sans racisme ni sexisme où l'âge importe peu. Chez nous, c'est une certitude. Si n'importe qui peut jouer entre amis ou en famille sur l'espace Bernard Chambas, tous les jours, nous faisons les boules à toutes les nouvelles parties. Faire les boules, c'est mettre les boules de chaque joueur et joueuse dans un cercle et les lancer vers un cochonnet pour constituer, à l'aide du hasard et en fonction du nombre de participants, les doublettes ou triplettes qui vont s'affronter. C'est alors, l'opportunité pour chacun et chacune de faire la connaissance des protagonistes engagés sur une partie et sortir de l'anonymat. Très vite, tout le monde connait tout le monde et une franche camaraderie s'installe. J'aime ça !
Si je devais trouver des mots, je dirais :
Que dis-tu à un champion du Monde de pétanque quand tu le croises ? Quel regard portes-tu, de façon plus générale, sur la compétition ?
Ce que je dis est simple !
Quant à mon regard sur la compétition, il est empreint d'admiration. Un grand joueur ou une grande joueuse suscite par ses exploits des rêves chez les plus jeunes. Cela fait pousser des passions et donnent naissance à de futurs champions, c'est génial !
